Quand tu en saignes
Je me rappelle Madame Legros. Madame Legros était mon professeur de mathématique en secondaire 4 et portait magnifiquement son nom. Ça nous donnait une raison de plus pour rire d'elle et l'envoyer paître. Et je me souviens tellement bien d'elle. Pas qu'elle m'ait marqué par son dévouement ou sa contribution à ma connaissance des sciences infuses. Non, Madame Legros m'aura marqué parce qu'elle me faisait vraiment suer.
On a tous une histoire d'horreur sur les professeurs qui ont croisé nos chemins estudiantins. Moi, je me rappelle surtout de Madame Legros qui maintenait un régime castrateur et dictatorial dans la classe, de Monsieur Joseph qui sentait la transpiration à 50 pieds à la ronde ou encore de Monsieur Guay qui dansait constamment des pas de cha-cha en enseignant à l'avant de la classe. Aujourd'hui, on se remémore les profs qui nous ont marqués et on en rit de bon coeur (certains moins que d'autres puisqu'ils arborent encore des marques de baguette).
Est-ce parce que les professeurs ont un besoin intrinsèque de partager leurs états d'âme en public? Est-ce parce que les enseignants n'ont vraiment rien à foutre de leur été? Peu importe, on doit bien se rendre à l'évidence, la blogosphère regorge de fonctionnaires du savoir (je vais en manger toute une avec celle-là au prochain Yulblog) qui nous abreuvent de leurs récits. On y trouve des profs de musique, d'arts plastiques, de français, de politique et j'en passe des tonnes et des tonnes. Et, heureusement pour nous puisque nous avons le bonheur de lire quotidiennement leurs péripéties et aventures rocambolesques qui nous font sourire, réfléchir et parfois même pleurer.
Sachant qu'il existe une multitude de blogues de profs, pouvons-nous dire que leur contrepartie existe? Y a-t-il des étudiants qui déversent leur venimeuse prose au sujet de leurs profs sur le Web? Et si c'est le cas, phont-il toujour plain de fôtes d'aurtograf dedent? N'arrêtant devant aucun obstacle, j'ai fouillé la blogosphère de fond en comble pour vous dénicher le blogue d'un jeune étudiant parisien. Par contre, je n'ai malheureusement pas pu trouver son homologue québécois. Si jamais vous le croisez, dites-lui de me faire signe. On va aller faire des fautes ensemble. En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre sur le blogue des étudiants de la maîtrise conjointe en muséologie de l'Université de Montréal et de l'UQÀM.
| Publié par Patrick Dion à 12H32 |
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